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Tennis, Gloire et Beauté, des mots qui font rêver

LA DIX-HUITIEME SYMPHONIE

Posted by un musulman on janvier 30th, 2017

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Cela pouvait être un dimanche de convenance, ratifiant les termes d’un accord que les circonstances des jours l’ayant précédé avaient entériné avant l’acte de leurs réalisations,  sortir du tournoi trois top ten d’une raquette au tamis bondissant et s’échouer le mental en guenille englué dans le sable mouvant de la plage nadalienne. Trop vu, trop su, trop vécu. De pas si vieux souvenirs se proposaient de dérouler le récit de cet évènement à venir.  

L’espoir, mi- revenant lui-même, perturba un sommeil que le repos réclamait depuis le dernier lundi, c’est qu’on se bousille l’esprit à cravacher pour mener à bien, durant d’harassantes semaines,  les projets de dividendes à grande ampleur du fleuron du capitalisme nordiste. La satisfaction de la réussite ne dissipera pas longtemps la facticité de l’utilité ressentie. La pensée embrumée ou est-ce l’espoir qui dérègle la raison. Tout mon être est confus comme un Lionel aux sentiments dépareillés, Marine ou Mélenchon, tergal ou velours, Soral ou Ramadan, Roger Bambuck ou Federer. .Moi qui me suis égaré spirituellement, je ne sais que trop qu’il n’y a de place pour l’alternative dans la croyance.

Le lever est brutal et hésitant. Aller à la rencontre du jour et de l’instant qui a fixé un RDV sans promesse. Une finale de grand chelem austral peut perturber l’humeur. Elle pourra faire résonner un requiem Aeternam sur les bords du Styxx ou faire  vibrer les chœurs en plongeant dans le Jourdain 

Mais, A plus forte raison dans un jeu, Il est douloureux d’aimer, et honorer cet amour devient un commandement.

Un café et une TV. Tout l’espace de la création s’est confiné. Le monde n’a plus qu’un intérêt et point de principes à sa création et son fonctionnement. Nadal et Federer, à Melbourne dans le dernier paradis en mouvement, sous les yeux bienveillants d’une légende Adamique, un Laver dont le nom confond le lieu et l’histoire.

Là aussi, dans la nature transcendantale de ce sport, qui tend parfois, au travers d’un rapport horizontal, vers une élévation de sens nous immergeant tout entier dans une expérience métaphysique, le spectateur sort de sa condition mais préserve intacte son ambition, de vivre l’instant et de témoigner de son authenticité. Mais à l‘heure du premier coup porté, nul ne peut prédire la durée de son étirement, l’indécision a de la souplesse..

Un départ poussif, une tension, le bras dans la retenue. Quelques jeux pour dénouer les contractures et s’ensuit le relâchement, corollaire de cette fluidité, support de cette prodigieuse habileté technique. Deux pas dans le terrain, une prise de balle si précoce que le rebond a juste le temps de naître au monde et une variété, de prise , d’angles, de trajectoires, sortie  d‘une imagination portée par l’éclat de la passion. La fin de cette première est une déclaration d’amour, une scansion  mélodieuse, un aveu versifié que le cœur laisse exploser à la face de celui qui l’a si souvent contrarié.

Et si cette mélopée n’était qu’une élégie, la parenthèse enchantée vouée à la fermeture par la dialectique nadalienne. Gros lift et râles gutturaux.

L’entame de la seconde manche nous renvoie  à la hargne de Rafa le hutin, dont la vaillance ne succombera que lorsque la mémoire du genre humain aura versé dans l’oubli. Ce Rafael, artisan de la besogne, qui a contenu, durant son parcours, l’impatience des nouvelles générations devant leur succéder. Les MIlos, Alexander et Grigor, repoussés aux portes des noces impériales meurent   d’entamer leur règne des rois maudits.

Le second set à lui seul a terrassé la montagne d’enthousiasme qu’avait suscité la fin de la première. Un rappel au réel sec, aride, sans concession.. L’amertume commence à poindre sous le coup droit lasso de l‘hidalgo majorquin.

Dans le désastre ou le bonheur, l’abîme ou l’Arcadie,  le troisième acte est fondateur. Une pièce pivot dans l’assemblage de l’œuvre en construction.    

Et l’œuvre federienne retrouve l’art qui la nourrit durant  toute sa splendeur. Un acte cristallin,  consigné dans le grand roman des génies en création. Deux manches à une. Un obstacle de six jeux entre l’instant  et la seconde fantasmée.

Nadal éloigne, repousse et promet de violer le fantasme presque entrevu. Il retrouve longueur et consistance, le danger grandit, se renforce, enfle comme une vague mugissante et hurlante de menace  au sommet de ses rouleaux destructeurs. Le lasso claque et déchire.

Deux manches partout, un break à se partager dans l’ultime session du match, 3 jeux de chaque côté.

Les deux hommes aux 31 majeurs pénètrent l’instant de décision. Les pulsations s’amplifient, les adresses se sont égarées, les habitants du monde logent ensemble à un même lieu.

L’Australie frémit dans ses entrailles et s’apprête à jouir  comme un continent.

Roger fait vibrer sa corde en jouant avec les hauteurs et les trajectoires, la balle devient de nouveau un élément de langage qui exprime le jeu dans ce qu’il a de plus beau, de plus pur , et convoque la victoire à sa volonté. De nouvelles larmes, une nouvelle joie, un cri et la naissance d’un bonheur qui pourrait avoir des millions de parents.

Cinq ans déjà, depuis Juillet 2012 et Wimbledon.

Hollande passait son premier été à Brégançon. Pour Roger également, le quinquennat Hollandais fut terrible. Pas encore tout à fait libéré du hollandisme et pas encore à fait prisonnier du fillonisme, laissons nous aller quelques heures, quelques  jours à la douce rêverie, au beau répit que l’esthétisme a encore à triompher, que la grandeur de l’homme peut toujours opérer les plus majestueuses résurrections.

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Roger Federer, ou l’Histoire en images

Posted by Diana on janvier 29th, 2017

Wimbledon 2003

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Australian Open 2004

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Protégé : N° 1 mondial ?

Posted by Diana on novembre 6th, 2016

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L’inutilité d’un automne ?

Posted by Um Vendéen on octobre 25th, 2016

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Partie III : les poils morts se ramassent à la pelle.

C’est l’indoor, nous entrons dans les ténèbres. Ou plutôt, la lumière se retire comme pour mieux incarner la règle ontologique du tsimtsoum kabbalistique, de la nécessaire apnée de la respiration divine pour laisser vivre librement Sa création, de Sa discrétion.
De Sa kénose. “Il se retira, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite” (Gn 2.2).

Le retrait et l’absence, jusqu’à l’angoisse absolue : “Eli, Eli, lama sabachthani ?” (Ps 22.1).

Jusqu’au retour de la Lumière, humble, dans la chair, entre deux animaux comme pour tout reprendre à zéro, car notre âme-Israël s’est prostituée (”Le bœuf connaît son propriétaire, et l’âne la crèche de son maître, mais Israël ne connaît rien, mon peuple n’a pas d’intelligence” Is 1.3).

Et même si “le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière et sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre de la mort, une lumière a resplendi” (Is 9.2 ; Mt 4.16), pouvoir a été donné à l’adversaire d’éprouver même le Fils de l’homme comme avaient été éprouvés Moïse (Jd 1.9), Josué (Za 3) et Job.

“Voici l’heure de la puissance des ténèbres” (Lc 22.53), de l’immersion dans les enfers de l’humanité, lieu de l’affrontement de l’Amour-kénose de Dieu et de la liberté humaine. Car quelle plus grande liberté que de refuser le don gratuit et éternel ?

Seulement ensuite, l’Anastasie : “Ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, où est ton aiguillon ?” (1Cor 15.55).

Mais ça mène à Pâques tout ça.

Quel est le sens, si comme le dit l’Évangéliste “Dieu est amour” (1Jn 4.16), de cette tragédie, de cette inévitable descente dans nos enfers personnels, de ce terrifiant face-à-face avec l’accusateur ? Ô Dieu, pourquoi m’as-Tu tiré du néant pour me livrer à la gueule du dragon ? “Simon, Simon, voici, Satan vous a réclamé pour vous passer au crible comme le froment” (Lc 22.31).

“Au vainqueur je donnerai à manger du fruit de l’arbre de vie” (Ap 2.7).

A un moment je pensais bifurquer sur le tennis, mais je ne sais plus comment. Peut-être le tsimtsoum federien, les ténèbres djokoviennes. Ou Stanimal (”Tu ne muselleras pas le bœuf qui foule le grain” Dt 25.4), qui sauve la saison pour la troisième fois de suite quand même…

Heureusement, les jeunes arrivent, vu qu’il n’y a plus de vieux avec Roger qui cherche des girolles, Djokovic qui a dû visionner un de ses matchs en mangeant du tofu bio après son yoga, d’où la déprime. Nadal qui nous prive comme trop souvent de notre gonzo automnal.

Derrière, les mi-jeunes, que des génies : Nishikori, Raonic, Monfils (jeune dans sa tête)…

On sent que ça va être un chouette Masters.

A un moment faut passer aux choses sérieuses : un article intéressant sur la conversion de Robert à l’Eglise orthodoxe éthiopienne :

http://beginningandend.com/bob-marley-rasta-believer-jesus-christ/

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